Lionel Chaudier – Immo Dépannages

Monsieur Chaudier, vous avez lancé il y a maintenant presque deux mois Immo Dépannages. Quel avait été votre parcours professionnel jusque-là?
«Lyonnais d’origine, j’ai effectué des études professionnelles en électricité et j’ai débuté ma carrière à Nîmes, dans ce domaine, auprès d’un sous-traitant d’EDF, EAI Industrie. Après avoir rencontré mon épouse, une Belge, j’ai travaillé trois ans en Belgique – toujours dans l’électricité – avant d’arriver au Luxembourg où j’ai rejoint Veolia pendant cinq ans, dans la maintenance de bâtiments administratifs, puis une société de gérance d’immeubles – Castel – et ses services techniques et de travaux.

Comment vous êtes-vous retrouvé au chômage?
«J’ai été victime d’un accident de la circulation qui m’a éloigné du travail plusieurs mois. Et j’ai fini par être licencié. C’est de cette manière que je me suis retrouvé bien involontairement à l’Adem.

Où vous avez postulé au programme Fit4Entrepreneurship…
«Oui, comme quoi le hasard fait bien les choses. Car lorsque j’ai entendu parler de Fit4Entrepreneurship, j’ai vite compris que cela allait peut-être me permettre de réaliser une chose à laquelle je songeais depuis pas mal de temps déjà: travailler à mon propre compte.

Pourquoi n’avoir pas tenté de franchir le pas plus tôt?
«Parce que je n’y connaissais rien en matière d’administratif et que cela me rebutait! Mais là, l’occasion était trop belle. Au tournant de la quarantaine, je me suis dit, ‘c’est maintenant ou jamais’. Et j’ai décidé de me jeter à l’eau.

Que retenez-vous de cette formation?
«Elle m’a permis de toucher à tous les aspects d’une société en matière de gestion, de comptabilité, de management, de sécurité sociale ou encore de fiscalité. Ce fut vraiment intéressant.

Mais il faut ajouter qu’il y a aussi un important travail à réaliser chez soi, notamment au niveau du business plan. Il représente un peu le cœur de cette formation.

Et je retiens aussi les précieux enseignements du coach qui m’avait été assigné, Guillaume Nogaki, qui n’a pas compté ses heures pour m’aider.

Qu’avez vous le plus apprécié?
«Tout! D’autant que je ne connaissais pas grand-chose. Ce fut une vraie et indispensable base sans laquelle je ne me serais pas lancé.

Quel en est votre meilleur souvenir?
«Le groupe. Ou plus exactement l’effet de groupe qui m’a encore plus donné envie de passer de la théorie à la pratique.

Justement, parlez-nous de cette mise en pratique.
«J’ai débuté les démarches en octobre dernier. Il m’a fallu obtenir les autorisations, rencontrer le notaire, le comptable, puis déposer mes statuts. J’ai choisi la sàrl plutôt qu’une société en nom propre, pour une meilleure protection de mon foyer et de mes biens. C’est un peu moins risqué.

Combien cela vous a-t-il coûté au total?
«12.500 euros. Soit le prix de la constitution d’une sàrl. Je n’ai pas dû investir davantage. Je disposais déjà de tout l’outillage dont j’avais besoin pour mon travail.

Quels services proposez-vous à vos clients?
«Je peux répondre à toutes sortes de demandes en matière de travaux d’électricité, de portes, de fenêtres, de serrures, de volets, de plomberie, de peinture et de jardinage. Ceci concerne aussi bien les particuliers que les syndicats de copropriété ou les entreprises. L’expérience accumulée tout au long de ma carrière fait que je suis un touche à tout.

En quoi vous différenciez-vous de vos concurrents?
«Par le multitâche! Peu sont ceux qui regroupent autant de compétences. Et des autorisations pour pouvoir le faire.

Comment comptez-vous évoluer?
«Par le bouche-à-oreille qui, à mon sens, demeure la meilleure des publicités. Je distribue aussi des prospectus partout autour de mes chantiers et je dispose également d’un site internet.

Recommanderiez-vous Fit4Entrepreneurship autour de vous?
«Sans hésiter! Je le recommande à tout le monde. Mais bon… Ce n’est qu’une première étape. On ne vous fait rien miroiter, en vous mettant au contraire en face de la réalité. Et puis, il faut aussi disposer d’un peu d’argent de côté. C’est important pour être crédible vis-à-vis des banques, pour pouvoir emprunter si nécessaire.»

© Paperjam / Maison Moderne
Interview publié sur Paperjam.lu le 04/05/2016
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