Dina Nzambi – Astrid Coiffure

Madame Nzambi, vous avez ouvert il y a un an maintenant Astrid Coiffure, après une formation Fit4Entrepreneurship. Qu’aviez-vous fait auparavant?
«Après une expérience de 20 ans dans la coiffure au Portugal, je suis arrivée au Luxembourg où j’ai travaillé, durant un peu plus de 4 ans – en tant qu’employée – comme femme de charge chez Nettoservice puis chez Eco Clean.

J’ai ensuite trouvé du travail dans la coiffure, auprès d’un salon établi à Bonnevoie, mais les choses ne se sont pas passées comme je l’espérais, et il a été mis fin à ce contrat d’un commun accord avec mon employeur de l’époque.

C’est de cette manière que vous vous êtes retrouvée à l’Adem?
«Oui, avec 472 euros d’allocations de chômage et des allocations familiales pour mes deux enfants. Autant vous dire que ce n’était pas simple de vivre avec ça! Mais quand on m’a proposé cette formation à l’entrepreneuriat, j’ai compris que j’allais peut-être pouvoir m’en sortir.

Fit4Entrepreneurship est donc arrivée à point!
«Absolument. Et elle m’a beaucoup aidée quand je vois où j’en suis arrivée aujourd’hui. Sans elle, je ne me serais sans doute jamais installée à mon propre compte.

Pourquoi?
«Vous savez, au Portugal – du moins à l’époque où j’y avais mon salon – il y avait un certain laisser-aller qu’on ne peut se permettre ici où, dans la gestion d’une entreprise ou d’une PME, les choses sont carrées, précises et encadrées. Cela nécessite donc certaines notions dont je ne disposais pas.

Et aujourd’hui?
«Aujourd’hui, mes pas sont plus sûrs. Je sais où je peux mettre les pieds, et où je ne peux pas.

Sans cette formation, il est hasardeux de se lancer. On peut rapidement, sans le vouloir, faire des bêtises et tout perdre.

Fit4Entrepreneurship a été le coup de pouce qu’il me fallait. Ça a été un vrai tremplin, une bénédiction des dieux!

Comment avez-vous financé votre projet? Avez-vous eu recours aux banques?
Non. Sans argent de côté, les banques ne prêtent pas. J’ai pu me lancer par le biais d’un micro-crédit de 5.000 euros qui m’a été accordé par le programme ‘Coup de pouce’ de la Fondation des universitaires en sciences économiques (Fuse) que soutiennent la Chambre de commerce et la Chambre des métiers.

Dans quel domaine cette formation vous a-t-elle surtout été utile?
«Je dirais dans la comptabilité. Aujourd’hui, je gère mon entreprise au jour le jour, avec mes recettes d’un côté et mes dépenses de l’autre. Et je sais à chaque instant ce que je peux dépenser ou non.

Mais chaque cours a été important, intéressant. Ça ouvre les yeux, Ça aide beaucoup.

Certains évoquent l’importance du groupe…
«Le groupe est incontournable, en effet. C’est un moteur. On échange des conseils, on évoque ensemble nos projets. On se donne de la force, du courage.

Et puis, des amitiés se sont nouées. Et certains sont aujourd’hui devenus des clients!

Avez-vous, comme d’autres, bénéficié des conseils d’un coach?
«Pas directement, non. Mais j’ai pu profiter des précieux conseils de Viviane Bizenius, consultante à l’Adem, et qui est une spécialiste en coaching. Elle m’a beaucoup aidée en amont, et j’ai pu compter sur elle également après, quand j’étais confrontée à une difficulté.

Cela vaut aussi pour les responsables de la Chambre de commerce et de la Chambre des métiers qui, tous, restent toujours disponibles.

Quel reste votre meilleur souvenir de Fit4Entrepreneurship?
«Les temps de pause entre les cours, passés avec les autres participants! Ce fut à chaque fois de bons et beaux moments d’échange.

La coiffure est sans aucun doute un secteur où vous devez avoir fort à faire en matière de concurrence… Comment vous démarquez-vous?
«J’essaie de faire la différence non pas sur une simple question de prix, mais par la qualité de mon travail, et celle – aussi importante – de l’accueil que mon équipe et moi-même réservons à nos clients.

Le compteur de votre salon de coiffure affiche déjà une année complète d’activité. Quel bilan en tirez-vous?
«Il est positif. Très positif même. Pour quelqu’un qui est parti de zéro, c’est plutôt pas mal. Même si cela a nécessité beaucoup d’efforts. Mon salon n’est pas ouvert le lundi, mais croyez-moi: je travaille sept jours sur sept.

Quels sont vos objectifs aujourd’hui?
«Développer ma clientèle, puisqu’il reste de la place dans mon agenda! Pour cela, je compte sur ma page Facebook, un site internet, des flyers et – surtout – le bouche à oreille, très important dans ce métier.»

 

© Paperjam / Maison Moderne
Interview publié sur Paperjam.lu le 13/05/2016
Veuillez retrouver l’article sur: http://paperjam.lu/news/le-coup-de-pouce-quil-me-fallait