Borys Bilan – BB Moving

Monsieur Bilan, vous avez créé il y a tout juste un an BB Moving. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer à votre propre compte?

«C’était un vieux rêve, une idée qui me trottait dans la tête depuis pas mal de temps. Mais jusque-là, je n’avais pas eu assez de courage pour abandonner ce que je faisais et lancer ma propre société.

Quel a été votre parcours auparavant?

«J’ai pas mal bougé. De la Pologne à Chypre, en passant par les Pays-Bas et l’Irlande où j’ai tour à tour été chauffeur de bus, guide touristique ou encore ouvrier.

Je suis ensuite arrivé au Luxembourg en 2002. J’ai tout d’abord été sales manager chez International Lacquers, devenue IL Cosmetics, puis sales and project manager chez Red Dog Communications, dont j’ai été licencié lorsque ma mission est arrivée à son terme.

Et vous vous êtes donc retrouvé au chômage…

«Oui, à l’Adem, où j’ai pu réfléchir à ce vieux projet de devenir mon propre patron!

Grâce à Fit4Entrepreneurship!

«Absolument! Je ne pouvais rêver d’une plus belle occasion. Ce fut une fabuleuse opportunité!

Comment cela a-t-il débuté?

«J’ai simplement présenté mon projet dans ses grandes lignes, expliqué ce que j’avais envie de faire, quelles étaient mes idées. On a discuté, échangé, puis j’ai été dirigé vers Fit4Entrepreneurship, dont c’était la première session de formation. J’ai donc été parmi les premiers à intégrer cette formation.

Qu’en avez-vous retenu?

«J’avais une idée très précise de la manière dont je pouvais créer une société, et – franchement – je pensais tout savoir. Mais là, Fit4Entrepreneurship m’a fait prendre conscience qu’en réalité je ne connaissais rien!

Cette formation est idéale pour apprendre le marketing, la comptabilité et l’administratif en général. Pour savoir que faire, et où s’adresser.

Aujourd’hui, je suis très reconnaissant à l’Adem, à la Chambre de commerce, et à la Chambre des métiers, grâce à qui j’ai tout appris en à peine trois mois. Sans eux, je ne serais pas là aujourd’hui.

Quel a été votre principal apprentissage?

«J’ai beaucoup appris du marketing, mais aussi – et surtout – en matière de business plan, une chose à laquelle je n’avais jamais songé auparavant et qui, pourtant, est essentielle. Ce business plan, je l’ai mis en pratique et, aujourd’hui, je le respecte toujours scrupuleusement.

Votre meilleur souvenir?

«L’équipe en charge des formations, avec Madame Bisenius et tous les autres intervenants dont je n’ai plus les noms en tête. Mais aussi les test psycholgiques destinés à mesurer mes capacités à devenir un bon employeur, plutôt qu’un tyran! J’ai été assez étonné de découvrir mon profil psychologique!

Quand avez-vous franchi le pas? Quand vous-êtes vous véritablement lancé?

«J’ai pris ma décision avant la fin même de la formation. Je me suis acheté une camionnette et un équipement de bureau, en puisant dans mes économies.

Comment affrontez-vous la concurrence? Comment vous démarquez-vous des autres?

«J’ai environ une trentaine de concurrents. Pour me différencier d’eux, je joue la carte des services personnalisés. Ensuite, je travaille surtout avec des expatriés et j’essaie d’appliquer les prix les plus compétitifs possibles.

Quel bilan tirez-vous après un an d’activités?

«Cela a démarré doucement, mais j’ai des clients, et donc du travail. J’ai encore une belle marge de progression, mais je sais que cela viendra. Je me suis donné 36 mois pour réussir, et je vais y arriver. Je dirais donc que mon bilan est positif, même s’il reste beaucoup à faire. Et à investir.

À investir?

«Oui, je dois investir dans une autre camionnette et dans un monte-charge. Il me faut également une plus grande surface de stockage que mes 200 mètres carrés actuels. Et puis, je compte embaucher un jour. Pour l’instant, je ne bénéficie que de coups de main ponctuels. Avec le turn-over, tout cela va venir!

Comment vous faites-vous connaître?

«Je compte avant toute chose sur le bouche à oreille. Je veux satisfaire mes clients pour que, une fois satisfaits, ils m’amènent d’autres clients.

Je compte aussi sur de la publicité via des médias anglophones réservés aux expatriés, et bientôt sur un site internet et une page Facebook.

Recommanderiez-vous Fit4Entrepreneurship à d’autres demandeurs d’emploi?

«Absolument! C’est l’une des meilleures choses qui me soient arrivées. Pour quelqu’un qui veut se lancer, c’est incontournable. Le résultat est à la hauteur. J’en suis le meilleur exemple!»

© Paperjam / Maison Moderne
Interview publié sur Paperjam.lu le 14/05/2016
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